Cloud français : Atos fait les yeux doux à Andromède
Une infrastructure Cloud 100 % française pour les administrations et grandes entreprises Hexagonales éviterait de dépendre d’entreprises américaines et d’héberger des données sensible sur un territoire dont le gouvernement s’arroge le droit de pouvoir tout inspecter.
C’est aussi l’un des objectifs des investissements d’avenir bénéficiant d’un financement de l’État, et le fruit d’un partenariat public-privé conclu avec plusieurs entreprises.
Créé durant l’été 2011, le projet Andromède (fille de Céphée et Cassiopée, sauver des griffes du monstre par Persée) regroupait Orange, Thales et Dassault Systèmes.
En décembre 2011, Dassault Systèmes abandonne l’aventure, suite à un désaccord sur la gouvernance du consortium, la durée de la clause de non concurrence, ou encore les tarifs pratiqués par Orange.
Plusieurs SSII sont pressenties pour remplacer le partant, parmi lesquelles Atos Origin et Cap Gemini. Ce dernier ne semble pas intéressé, tandis qu’Atos fait part aux Échos de son intérêt dès le 23 décembre, via Gilles Grapinet, son directeur général adjoint.
Mi-janvier, Thierry Breton, PDG d’Atos confirme cet intérêt sur BFM Business : « Nous sommes prêts évidemment à en discuter avec l'État. C'est notre rôle. Si on nous le demande, on l'assumera. »
Une belle occasion pour Atos de se positionner auprès de grands comptes et d’administrations avec une offre assurant confidentialité et souveraineté des données. Mais est-ce réellement un argument sensé ? À voir.