Les technologies de l’information constituent une source inépuisable pour les amateurs d’acronymes aussi abscons les uns que les autres. L’industrie informatique se compose de deux catégories de personne qui ne s’adressent que rarement la parole.
Un comble pour une activité qui met souvent le « travail collaboratif » au coeur de ses préoccupations !
Le premier groupe rassemble les informaticiens : ceux qui utilisent l’informatique et ceux qui la conçoivent.
Le second rassemble les spécialistes du marketing qui ont élevé au rang d’art majeur la capacité à faire du neuf avec du vieux.
Car à y regarder de près, on distingue mal ce qui sépare les notions d’ASP , de SaaS, de On-Demand et depuis peu de Cloud Computing. En réalité, nous vivons depuis trente années au coeur d’une formidable évolution dont la France, une fois n’est pas coutume, est à l’origine avec l’apparition du Minitel. Qu’est-ce qui fondamentalement sépare une application télématique des années 80 d’une application web 2.0 ?
Alors la comparaison entre « ASP , SaaS, On-demand et Cie » et télématique se résume telle à « cheval ou destrier » ? Non ! Si l’on veut bien une fois pour toutes abandonner ces expressions qui, loin d’éclairer, cherchent par la volonté de leurs auteurs à introduire des ruptures technologies, là où n’apparaissent que de légères variations d’une même évolution.
Pour se mettre d’accord sur la terminologie, je définis comme étant ASP ou SaaS, toute application ou service loué et mis en ligne.
Depuis 30 années, nous vivons au coeur d’un immense bouleversement, la mondialisation. Celle-ci s’appuie sur l’extraordinaire démocratisation de la communication apportée par Internet, le déploiement fulgurant et planétaire des postes de travail, l’éclatement des structures pyramidales et centralisées au profit de nouveaux modes de production et la mobilité de tous les acteurs.
L’industrie du logiciel est l’une des chevilles ouvrières de cette révolution. Elle doit répondre à plusieurs défis nouveaux :
Hormis la satisfaction de nouveaux besoins, le SaaS apporte une réponse spécifique aux acteurs de l’industrie en leur permettant de répondre à leurs nouvelles obligations.
Le temps de déploiement d’une solution SaaS est nettement inférieur à celui d’une application classique. Pas de serveur à configurer, pas de nouvelle infrastructure à mettre en place, pas d’application à installer. Le personnel informatique, s’il existe, chargé de l’administration de l’infrastructure peut être utilisé pour d’autres tâches plus en rapport avec le coeur de métier de l’entreprise. Et si l’entreprise doit augmenter le nombre des utilisateurs d’un logiciel SaaS, un appel téléphonique ou un mail à l’éditeur suffit pour obtenir l’ouverture de nouveaux comptes. Quelle simplicité, quelle rapidité et quelle source facile de revenus supplémentaires pour l’éditeur concerné !
Au passage, notons une économie substantielle pour l’éditeur libéré de ses coûts de distribution de logiciels : au rancart les CD d’installation ! Sans parler des expéditions régulières des CD de mise à jour. En SaaS, tous les clients disposent de la dernière version automatiquement et en même temps.
Pour une entreprise ouvrant une nouvelle agence, en France ou à l’étranger, quoi de plus simple que de faire appel à des solutions SaaS et de disposer rapidement et à moindre coût des mêmes solutions que son siège ! Et l’on comprend quel avantage ce modèle représente aux yeux de l’éditeur à la recherche de nouveaux marchés à l’exportation.
Enfin, le SaaS satisfait l’une des revendications majeures des éditeurs et des utilisateurs : l’indépendance vis-à-vis des systèmes d’exploitation et des technologies de serveurs. Qui a réellement besoin de savoir si son CRM s’exécute sur un serveur Linux, Windows ou sur un AS /400 ? L’important est que l’application au look « web » apporte les fonctions métiers dont l’utilisateur a besoin. Le reste relève de la préhistoire…
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![]() Henry-Michel Rozenblum, Président d’ODAR Technologies et Délégué général de l’ASP Forum ![]() ODAR Technologies : Société de conseil en marketing et en business development pour les PME des NTIC. Nous aidons les entreprises qui ne possèdent pas suffisamment de compétences marketing pour lancer leurs nouveaux produits et services, conquérir de nouveaux marchés, améliorer leurs outils de communication et de ventes, leur réseau de distribution. |



