La gestion de la qualité des données (ou Data Quality Management, DQM) devient une préoccupation croissante des directions des systèmes d’information. Initialement issue d’un besoin de mise en conformité des résultats des banques et des organismes financiers, la gestion de la qualité des données s’étend peu à peu à toutes les fonctions opérationnelles des entreprises des différents secteurs économiques.
En effet, ces dernières ont pris conscience que leur efficacité et leur compétitivité dépendent largement de la valeur et de la qualité des informations qu’elles gèrent. Toutefois, un investissement massif dans des solutions logicielles ne suffit plus. Désormais, il leur faut s’intéresser également au contenu. Selon la société d’études spécialisée The Data Warehousing Institute, la mauvaise qualité des données coûterait aux entreprises américaines plus de 600 milliards de dollars chaque année.
Dans l’industrie, la qualité d’un produit est correctement appréciée en comparant ses effets aux attentes des clients.
Un produit ou service répondant parfaitement aux besoins des clients est donc réputé de grande qualité. Il en est de même pour les données : une donnée est de qualité si elle répond parfaitement aux besoins des utilisateurs de cette donnée.
Si la justesse est une des conditions évidemment nécessaires à la définition d’une donnée de qualité, d’autres caractéristiques doivent également être prises en compte. Comme l’indique le tableau suivant, les données peuvent être appréciées en fonction de leur contenu, leur accessibilité, leur flexibilité, et leur sécurité.

En termes de couverture fonctionnelle, les applications métier du système opérationnel, tout comme celles d’aide à la décision du système de pilotage sont concernées. Il est à ce propos intéressant de souligner que si les données du système opérationnel sont de mauvaise qualité, celles du système de pilotage ont toutes les chances de l’être aussi, puisque les données de celui-ci sont généralement issues du système opérationnel. Résultat : opérationnel hasardeux et pilotage de l’entreprise erroné.
Notons aussi que l’urbanisation du système d’information et les architectures de type SOA nécessitent plus que jamais de s’intéresser aux données et à leur qualité, avec la mise en place ou l’alignement de référentiels de données.
Ainsi, l’adresse postale demeure une des données les plus utilisées par les entreprises, notamment pour leur gestion de leurs partenaires clients et fournisseurs. C’est aussi l’une des plus touchées par les défauts de qualité. Des efforts particuliers méritent donc d’être apportés pour améliorer la gestion de cette donnée complexe.

Les conséquences de la faible qualité des données sont nombreuses et reviennent cher aux entreprises. Pire encore, l’impact se propage jusqu’à l’extérieur, notamment en raison de la place grandissante des échanges électroniques. Au final, la détérioration de l’image et la perte de crédibilité s’avèrent parfois fatales aux organisations dont les données sont de mauvaise qualité. Les conséquences rencontrées le plus fréquemment sont les suivantes :
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Christophe Brasseur, Consultant Manager chez Capgemini ![]() Christophe Brasseur est ingénieur ESTP et titulaire d’un DESS de gestion de l’IAE de Montpellier. Il a participé à de nombreux projets en France et à l’étranger en tant que directeur de projet ou consultant, principalement dans le secteur des services publics, du pétrole, de l’énergie, des utilités, et de la chimie. Il est actuellement Consultant Manager chez Capgemini. « Data Management, qualité des données et compétitivité » |



