Les projets de référentiels de cartographie en entreprise ont vu le jour au milieu des années 90 et se sont multipliés au fur et à mesure des années (avec comme catalyseurs l’an 2000, l’euro, les fusions, l’externalisation, l’internationalisation…).
Les progiciels spécialisés ont évolué proposant davantage de types de cartes, de fonctionnalités liées à la navigation et aux restitutions… Ils ont permis d’outiller les démarches d’urbanisation ainsi que les différentes approches processus qui se sont progressivement installées dans la gouvernance des DSI.
Ainsi aujourd’hui, toutes les grandes structures privées ou publiques françaises ont déjà expérimenté ou mis en oeuvre, avec plus ou moins de succès, une démarche de cartographie de leur système d’information.
Malgré un bilan mitigé selon les dimensions décrites du SI (processus, systèmes, données, fonctions/services, infrastructure technique…), la cartographie s’est ancrée au coeur des démarches de conception de SI. Pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les documents de référence produits lors des études préalables et dans les phases de conception générale. Si on les compare aux mêmes documents datant du début des années 2000, on apprécie avantageusement tout le chemin parcouru. Même si, pour certains, disposer d’un référentiel de cartes à jour, fiable et exhaustif… n’est pas pour demain. Certes, la tâche est ingrate car manuelle, répétitive parfois, et surtout soumise à l’interprétation du modélisateur.
La cartographie en entreprise aborde aujourd’hui un nouveau cycle. En effet, la courbe de maturité des projets de cartographie laisse apparaitre la fin de la première vague des projets.

De plus, l’offre évolue fortement ces deux dernières années et les projets se multiplient. D'ailleurs, de nouveaux outils, solutions, et techniques voient le jour. Les éditeurs de ce marché de niche font aujourd’hui l’actualité (rachat de Telelogic par IBM annoncé en juin 2007 et validé par la commission européenne en mars 2008) et les acteurs historiques précurseurs voient arriver une concurrence plus large (issue d’acteurs plus généralistes ou de start-up de seconde génération). En outre, la refonte de l’offre Mega en 2007 montre l’ampleur du repositionnement général des produits et des projets à venir.
Plus que jamais, la cartographie reste d’actualité, car le problème reste que ces 10 dernières années, le nombre des applications a littéralement explosé (nouvelles technologies, complexité accrue des systèmes et des échanges pour l’internationalisation des activités et l’ouverture des SI…). Au-delà d’une certaine taille, lorsque le SI dépasse par exemple des centaines d’applications, il n’existe aujourd’hui pas d’autre alternative pour disposer d’une vision plus « accessible » et exhaustive pour l’ensemble des parties prenantes. Quand on se rend compte que le nombre de serveurs de Google est estimé à près de 500 000, cela nous donne une vision prospective de la réalité des SI dans les prochaines années.

Dans les années à venir, la tendance va se poursuivre, et la pratique, les démarches et les outils vont continuer à progresser, s’industrialiser et se répandre dans les modes de gestion du système d’information.
Et ceci, pour plusieurs raisons :
Le GPS des SI ne sera plus en option dans la boite à outils du chef de projet. C’est déjà le cas chez les leaders, les entreprises en croissance qui investissent, convaincues que la cartographie donne du « sens » et peut constituer aussi une arme de conquête en cas de fusion, de rapprochement, de partenariat, d’internationalisation et/ou d’externalisation.

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![]() Nicolas GRZECZKOWICZ, Responsable du pôle de compétences cartographie Oresys ![]() Société de conseil indépendante de 200 consultants, ORESYS aide ses clients à piloter leurs activités, améliorer leur performance, mettre en oeuvre leurs projets de transformation.
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