Historiquement, les outils d’intégrations (EAI) ont été les premiers permettant de créer un « bus » d’entreprise, ou – du moins – de créer un passage obligé d’interconnexion entre différents systèmes.
Les avantages de cette architecture sont assez évidents : découplage des applications entre elles, création de formats pivots dans l’entreprise… En outre, changer une application impacte uniquement la modification des connecteurs EAI.
Une question se pose alors : quelles sont les principales différences entre les ESB (Enterprise Service Bus) et les EAI ?
Cette approche de standards ouverts (open-standard) est une réponse de l’industrie du logiciel à une double contrainte :
Pour permettre d’optimiser et de mettre en commun les meilleures pratiques (Design Pattern), des initiatives ont été prises autour de modèles : les EIP ou Enterprise Integation Pattern (http://www.eaipatterns.com). Le projet Apache Camel est l’un des premiers projets open source à avoir intégré des composants standards (http://camel.apache.org).
En réaction à l’évolution du marché et à l’émergence d’offres basées sur des solutions open source, tous les acteurs historiques de l’intégration disposent désormais de leurs offres « ESB ».
L’étude de trois solutions open source destinées aux entreprises (avec des offres de service et de support) permet de comprendre les fonctions-clés d’un ESB. Cet article va donc détailler :
Les applications du système d’informations ne doivent pas avoir connaissance les unes des autres. De ce fait, lorsqu’une application appelle un service métier du type « passer une commande », cela passe par l’ESB qui dirige l’appel vers la bonne application.
Toutes les applications ne disposent pas d’une technologie qui leur permet aisément d’utiliser tous les types de protocole de communication. Par ailleurs, le programmeur peut souhaiter utiliser le service métier tel qu’il existe. Justement, l’ESB fournit une liste riche en protocoles supportés : webservice, FTP, fichier, Soap, JMS, EDI, HL7, Edifact, Swift, etc.
Partager |
|
![]() Nicolas Héron |



