À l’heure où l’on commence à parler du Web 3.0, le web sémantique revient sur le devant de la scène. Malheureusement dix ans après avoir été lancé par Tim Berners-Lee, force est de constater que le web sémantique est loin d’être une réalité. Cependant s’il a été initialement conçu et imaginé pour une utilisation dans le cadre du Web, le web sémantique, mais surtout les technologies qu’il sous-tend, intéresse de plus en plus les organisations en quête d’interopérabilité et d’automatisation plus importante de la gestion de leurs informations.
Aujourd’hui, le Web est exploité par des individus qui recherchent des informations via des moteurs de recherche et qui exploitent eux-mêmes les résultats. Demain, le Web devenu sémantique sera exploité en priorité par des machines et des agents logiciels, qui traiteront eux-mêmes les questions posées par les individus pour leur apporter le résultat le plus pertinent.
Grâce au web sémantique, proposé initialement par le W3C, le Web va devenir un espace d’échanges d’informations entre individus et machines, donnant accès à un très grand volume d’informations, et fournissant les moyens de gérer ces informations.
À la différence du Web que nous connaissons aujourd’hui, le web sémantique permettra aux utilisateurs de se décharger d’une bonne partie de leurs tâches de recherche, de construction et de combinaison des résultats.
Cependant, pour qu’une machine puisse traiter l’énorme volume d’informations disponibles sur le Web, et donc fournir une aide importante aux utilisateurs, elle doit être caractérisée par une capacité accrue à accéder aux ressources et à raisonner. En d’autres termes, elle doit posséder un minimum d’intelligence.
Aujourd’hui il existe sur le Web, des moteurs d’indexation et de recherche, des procédures d’extraction et d’analyse d’information, qui lui confère une certaine intelligence. Toutefois, cette intelligence est beaucoup trop rudimentaire pour pouvoir satisfaire aux conditions du web sémantique.
En effet, nous n’avons pas encore la possibilité d’exploiter des connaissances pour une gestion plus efficace des informations : recherche par le contenu des documents, raisonnement, résolution de problèmes, etc.
Le web sémantique a donc la lourde tâche d’apporter des solutions et donc des outils pour résoudre ce problème majeur.
Partager |
|
|
Gilles Balmisse, ![]() Knowledge Consult est un cabinet spécialisé dans la mise en oeuvre de la gestion des connaissances, du travail collaboratif, des réseaux, de la gestion des contenus, de la veille ainsi que de la conduite du changement et des outils associés. Site web : www.knowledgeconsult.com/fr/ |



