La virtualisation existe depuis longtemps sur les grands systèmes IBM et consorts. À l’époque, il est vrai, les systèmes propriétaires et le matériel propriétaire régnaient en maître sur des budgets considérables, liés aux coûts des Mainframes. Cet aspect « propriétaire » facilitait néanmoins l’interaction entre le matériel et les systèmes d’exploitation, et facilitait la démarche de virtualisation, également appelée partitionnement.
Ce concept de virtualisation a été remis au goût du jour il y a quelques années par VMWare notamment, dans le monde des architectures matérielles de type X86 (Intel, AMD…). Alors, la règle était « un serveur par application », ce qui entrainait une inflation galopante du nombre de serveurs dans la salle informatique, avec tous ces corollaires : occupation de la salle machine, consommation électrique, charge de climatisation, charge d’exploitation, volume de sauvegarde. Au début des années 2000, les machines n’atteignaient pas le niveau de puissance actuel, et les coûts de la mémoire restaient prohibitifs. En outre, les capacités des machines étaient plus limitées en terme de taille mémoire, d’espace disque et de performances des processeurs. VMWare était alors une startup, et ses produits surtout utilisés par les formateurs pour optimiser le temps de création des postes dans les salles de formation. Le succès n’arrivera que plus tard, avec la fulgurance que l’on sait…
La virtualisation s’est aujourd’hui aventurée au-delà des frontières du seul système d’exploitation pour s’immiscer dans de multiples parties du système d’information.
Il existe plusieurs types de virtualisation :
La virtualisation proposée par les solutions de type client léger permet d’utiliser une application sans en disposer sur son poste de travail, ou sans disposer d’un réel poste de travail, mais seulement d’un terminal.

En ceci le fonctionnement est virtuel du côté poste de travail qui se comporte comme si l’application et les actions de l’utilisateur étaient traitées en local sur le terminal. De plus, il est possible d’exécuter deux applications strictement incompatibles entre elles sur ce même poste. Cela présente plusieurs avantages, notamment une gestion physique simplifiée des postes utilisateurs déportés, le déploiement des applications uniquement sur les fermes de serveurs, l’accès rapide à une nouvelle application, ou encore la continuité d’activité en cas de panne ou d’incident d’un serveur.
Les prérequis restent aussi contraignants qu’avec des postes sous forme de PC, mais s’amenuisent au fil du temps. Et il faut être en mode connecté pour accéder aux services et disposer d’une application qui supporte le mode multi-utilisateur.
Un inconvénient majeur demeure, malgré ce transfert des applications du poste client vers la ferme de serveur. En effet, l’application est bel et bien installée physiquement sur le serveur ; et les incompatibilités en tout genre s’y manifestent joyeusement, depuis l’incompatibilité des librairies de fonctions (DLL) jusqu’à l’incapacité d’une même application à être publiée en plusieurs langues sur le même serveur. Jusqu’à présent, il n’existait qu’une seule parade réellement efficace à ces problèmes : multiplier le nombre de serveurs de publication avec le risque de revenir à la situation de départ « une application = un serveur ».
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![]() Olivier Thomas, Directeur de l'ingénierie chez TIBCO
![]() Serge Le Vaillant, Responsable Avant Vente Privé-Public chez TIBCO
![]() Créateur de services,Tibco s’engage sur l’évolution et la disponibilité des systèmes d’information. Banques, assurances, retail, organismes publics, sociétés privées: pour chacun, Tibco dispose des compétences pour apporter les services adaptés aux métiers, aux usages et aux utilisateurs. Basée sur un large spectre technologique, son offre de services est globale et positionne Tibco comme un acteur notable de l’infogérance modulaire. Ses 1200 collaborateurs,son centre d’appel et d’assistance et ses 68 points techniques en France garantissent la réactivité nécessaire pour assurer les SLA, 24H/24, 7J/7. |



