Un exemple est toujours le plus simple pour expliquer un concept. Ainsi, le diagramme de taxonomie ci-contre a été généré en quelques secondes à partir du contenu de cet article, avec l’outil en ligne www.wordle.net.
L’outil wordle est de type Web 2.0. En ligne, intuitif, simple et rapide, il manipule pourtant des concepts complexes (taxonomie, interprétation…) pour les remettre à plat. Résultat : une version revisitée d’une classique table des matières, dans une approche horizontale et en réseau. À partir de cet exemple on peut extrapoler et dire que l’Entreprise 2.0 :
Comme le Web 2.0, l’Entreprise 2.0 s’appuie sur des évolutions technologiques, mais c’est une révolution des usages.
Caractéristique essentielle de l’Entreprise 2.0, elle repose sur une architecture de type Cloud, c’est-à-dire utilisant les outils en mode SaaS (Software as a Service), hébergés hors du traditionnel Système d’Information.
De nombreuses définitions présentent l’Entreprise 2.0 comme le mariage du Cloud et du Web 2.0, mais il convient également de prendre en compte l’impact organisationnel. En effet, l’Entreprise 2.0 officialise un « travailler autrement » déjà fortement répandu, et plébiscité par les nouvelles générations, souvent baptisées « Génération Y » ou « Digital Natives ».
Passer du Desktop au Webtop est l’ambition de tous ceux qui rêvent de bousculer l’hégémonie de Windows sur les postes clients, dans un modèle « tout en ligne » : les applications, les données, les systèmes. L’approche Entreprise 2.0, portée par l’emblématique Google, pousse ce concept à son paroxysme et commence à lui conférer une réelle crédibilité.
Les premières initiatives SaaS concernent surtout les applications, elles toucheront très rapidement la bureautique, les outils et l’infrastructure, aujourd’hui virtualisée.
Le Widget pourrait être le futur moyen d’accès le plus rapide et le plus simple à l’information.
L’Entreprise 2.0 remet l’usage au centre des préoccupations : simplicité, auto-apprentissage, self-service, participation et contribution sont enfin accessibles aux utilisateurs, en masquant la complexité technologique sous-jacente des applications.
Avec cette notion de « Software as a Service », l’approche 2.0 se marie naturellement avec agilité et SOA : on développe en mode agile des applications composites s’appuyant sur des services exposés par les applications de base du Système d’Information.
Le diagramme ci-dessous détaille cette approche services, le Système d’Information 2.0 se compose de :
Le symbole le plus représentatif de cette approche simplifiée est l’AppStore d’Apple, offrant une myriade de mini-applications correspondant à l’avènement du Widget sur les bureaux et les navigateurs. Le risque avec cette approche est d’aboutir à une vision « désintégrée » de l’information, et se pose alors le problème de son organisation en espaces thématiques.
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![]() Rémi Moebs, ![]() Rémi Moebs comptabilise 21 ans d’expérience professionnelle dans le service et le conseil (Cap Gemini, Sema, Sopra Group depuis 2004). Acteur majeur du conseil et des services informatiques en Europe, Sopra Group a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 1 094 millions d’euros et dispose d’un potentiel humain et intellectuel de plus de 12 000 personnes. Grâce à une culture historique de l’excellence et à une forte expertise sectorielle, fonctionnelle et technologique, le Groupe offre à ses clients une démarche globale adossée à un dispositif industriel éprouvé. L’ambition de Sopra Group est de permettre à ses clients de se concentrer sur les projets de transformation liés à leur compétitivité et à leur croissance. Son périmètre de compétences s’étend depuis la réflexion stratégique en amont, jusqu’à la conduite de grands projets d’intégration de systèmes et à l’outsourcing applicatif. Le Groupe poursuit, par ailleurs, le déploiement mondial de son activité d’intégration d’applications et de gestion des processus métiers à travers sa filiale Axway, leader mondial des « Business Interaction Networks » avec une gamme complète de solutions et de services. |



