Un cluster est un ensemble de machines physiques travaillant en collaboration ou, à minima, échangeant des informations sur leur propre fonctionnement. Dédiés par le passé à quelques géants de l’informatique pour des applications scientifiques (centres de calcul universitaires, instituts météorologiques, laboratoires…), les clusters s’immiscent désormais dans les datacenters des entreprises afin de rendre divers services :
Il existe différents niveaux d’architectures de type cluster permettant de sécuriser des points de panne unique (SPOF / Single Point Of Failure). Les coûts de ces architectures sont ainsi directement liés au niveau de sécurisation souhaitée pour les fonctions techniques du SI.
La sécurisation des données et des savoirs est souvent le premier stade de l’évolution du SI vers une architecture distribuée de type cluster. Les technologies pouvant être mises en oeuvre au sein de cette architecture sont nombreuses :
Le niveau de protection recherché détermine le coût général du cluster, mais il peut également varier suivant :
Les prix peuvent varier de quelques centaines d’euros pour des systèmes simples, à plusieurs centaines de milliers d’euros pour des systèmes à « hautes performances ».
Les constructeurs rivalisent ici aussi d’ingéniosité afin de proposer des systèmes toujours plus performants, robustes et simples à maintenir. Nous pouvons citer par exemple les constructeurs suivants :
Mais également tous les grands constructeurs d’équipements informatiques tels que :
L’importance et la criticité de certaines fonctions du SI rendent leurs qualités et leur continuité de service primordiales. Dans cette optique, deux autres atouts des architectures cluster prennent toute leur importance :
Les solutions de virtualisation permettent de bénéficier aujourd’hui d’une souplesse dans l’attribution de ressources informatiques par les administrateurs de parcs matériels.
Pour cela, des acteurs majeurs comme VMWare (http://www.vmware.com/fr/), Microsoft (http://www. microsoft.com/france/virtualisation/produits/serveur/default.mspx) et Xen (http://www.xen.org/products/ xenhyp.html) proposent des solutions capables de faire fonctionner plusieurs machines virtuelles sur un même serveur physique. Par mutualisation, elles rationalisent les coûts en exploitant au mieux les ressources de l’entreprise. Le dogme « un serveur = un service » semble banni à jamais.
Les « hyperviseurs », ces gérants des machines virtuelles, permettent aujourd’hui de déplacer des images virtuelles sur les serveurs les moins sollicités, de faire démarrer un serveur de secours en cas de défaillance, et même d’ajouter des serveurs à une application en cours de fonctionnement en cas de besoin.
Si en pratique ces solutions paraissent parfois miraculeuses, les technologies sous-jacentes demeurent souvent complexes et nécessitent un effort d’appropriation important de la part des exploitants afin d’en tirer pleinement parti.
Absolument pas. Il est aujourd’hui encore très courant d’avoir recours à des clusters physiques permettant de répondre aux besoins de dimensionnement et de tolérance aux pannes. Là encore, plusieurs solutions rivalisent pour répondre à divers besoins.
Dans le cas d’une tolérance de panne (démarrage d’un serveur de secours en cas de constat d’une défaillance du serveur principal), tous les systèmes d’exploitation serveur actuels savent gérer des clusters, dits à haute disponibilité (HA / High Availability). Deux modes de fonctionnement majeurs existent dans ce genre d’architecture :
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Patrick Jullien, ![]() Acteur majeur du conseil et des services informatiques en Europe, Sopra Group a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 1 094 millions d’euros et dispose d’un potentiel humain et intellectuel de plus de 12 000 personnes. Grâce à une culture historique de l’excellence et à une forte expertise sectorielle, fonctionnelle et technologique, le Groupe offre à ses clients une démarche globale adossée à un dispositif industriel éprouvé. L’ambition de Sopra Group est de permettre à ses clients de se concentrer sur les projets de transformation liés à leur compétitivité et à leur croissance. Son périmètre de compétences s’étend depuis la réflexion stratégique en amont, jusqu’à la conduite de grands projets d’intégration de systèmes et à l’outsourcing applicatif. Le Groupe poursuit, par ailleurs, le déploiement mondial de son activité d’intégration d’applications et de gestion des processus métiers à travers sa filiale Axway, leader mondial des « Business Interaction Networks » avec une gamme complète de solutions et de services. |



