Le Cloud Computing est compris par nombre d’observateurs comme de l’outsourcing de la DSI. L’infrastructure informatique de l’entreprise sera hébergée chez un fournisseur qui va mettre à disposition pour la DSI des interfaces de gestion des serveurs. Le processus de création des serveurs par la DSI, le paramétrage des réseaux (VLAN), et l’allocation des volumes pour le stockage se réduit à une suite d’actions, sur une interface de gestion via le Web, très proche des processus utilisés sur les sites d’E-Commerce.
Cette formule est rentable dans le cas où le modèle standard proposé par le fournisseur est accepté par la DSI. Dans le cas contraire, l’adaptation des processus industriels du fournisseur rend la formule plus chère à la consommation.
Une autre vision du Cloud Computing consiste non pas à se limiter à l’outsourcing des datacenters, mais à l’inscrire dans une démarche d’industrialisation de la DSI qui utilise alors les technologies en émanant. Ainsi, la DSI proposera ses services d’une manière automatisée et robotisée à ses clients finaux : les équipes métiers de l’entreprise.
Cette formule de Cloud Computing privé permet au DSI de quitter son habit de fournisseur de moyens pour endosser celui de fournisseur de services en proposant le modèle « Self Service ».
Le cycle standard d’un projet informatique se traduit par de nombreuses étapes étalées dans le temps, comme le montre le schéma ci-dessous.
On constate que la phase de démarrage des développements est conditionnée par la mise en place de la plateforme de développement, qui dépend à son tour de la phase des achats des serveurs et licences, liée elle-même à la phase de mise en oeuvre de l’architecture technique. Un enchaînement d’étapes interdépendantes.
Le délai de démarrage d'une plateforme de développement est, dans un processus standard, estimé à une durée de 8 à 18 mois. Dans le cas du Cloud Computing, cette période est réduite à quelques heures. En effet, l’équipe Projet se charge de la sélection et de la gestion des plateformes. Il lui suffit de commander, de dimensionner et de démarrer les plateformes via une console de gestion proposée par la DSI. Les étapes du cycle du projet seront alors réduites, et la dynamique globale est simplifiée, comme l’illustre le schéma ci-après.

Ainsi, tout responsable d’un projet dans une entreprise pourra créer une ou plusieurs plateformes, selon ses besoins et son budget, sans investissement préalable lourd. De la même manière, tout collaborateur de l’entreprise pourra accéder à ses applications ou à ses outils de développements, sans obligation de les installer sur son poste de travail physique.
Bien entendu, la gestion des droits d’accès et d’utilisation régule non seulement l’usage des ressources, mais s’occupe aussi de tracer toutes les actions, voire de les chiffrer financièrement, pour une éventuelle refacturation.
Partager |
|
![]() Nicolas Koleilat, ![]() Acteur majeur du conseil et des services informatiques, Sopra Group a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros pour 12 000 employés. Son périmètre de compétences s’étend depuis la réflexion stratégique en amont, jusqu’à la conduite de grands projets d’intégration de systèmes et à l’outsourcing applicatif. Le Groupe poursuit le déploiement mondial de son activité d’intégration d’applications et de gestion des processus métiers à travers sa filiale Axway, leader mondial des « Collaborative Business Solutions ». |



