Lors des échanges avec les responsables d’entreprise, les questions les plus courantes ne sont plus : « Dois-je investir sur le cloud ? » ; « Quand est-ce que j’y vais ? » Désormais, les interrogations portent surtout sur le Quoi et le Comment. De récentes études d’IDC et du Gartner ont identifié le secteur des services comme celui qui absorbera à terme près de 50% du marché du cloud. Ce dernier se chiffrant en centaines de milliards de dollars dans les années à venir, on comprend les prises de position fortes des sociétés de services ainsi que les investissements massifs qu’elles consentent pour développer leurs offres et leurs compétences.
Pour aborder ces sujets, cet article s’appuie sur les définitions du NIST National Institute of Standards and Technology : http://www.nist.gov/itl/cloud/upload/cloud-def-v15.pdf
D’un point de vue macroscopique, il s’agit d’optimiser l’utilisation des ressources informatiques à notre disposition, qu’elles soient hébergées dans des datacenters ou dans les centres informatiques des grandes entreprises. Une avancée technologique a permis cet essor ces dernières années : la virtualisation.
Les solutions cloud reposent en effet sur ces technologies de virtualisation et d’automatisation et se différencient des solutions traditionnelles sur 3 points :
Le cloud concrétise la démarche d’industrialisation de nombreuses technologies, permettant aux entreprises d’exploiter simplement et efficacement les nouvelles technologies, via du Service à la demande (On-demand). Pour rester en ligne avec les définitions du marché, voici les trois grands domaines du cloud selon le modèle XaaS, à savoir IaaS, PaaS et SaaS :
IaaS pour Infrastructure as a Service : Capacité à fournir des infrastructures de calcul, stockage, réseau, systèmes, sur lesquelles l’utilisateur exécute ses applications, systèmes d’exploitation, environnement d’exécution.
PaaS pour Platform as a Service : Capacité à fournir une plateforme d’exécution pour des applications écrites et paramétrées par l’utilisateur du service. L’utilisateur ne maitrise ni le serveur, ni le système d’exploitation, ni le réseau… (exemples : VMForce, Windows Azure, Salesforce Force.com, VMware SpringSource, Google App Engine…). Dans ce modèle, l’élasticité repose sur le modèle d’exécution des applications proposé et administré par le fournisseur SaaS. Les applications doivent donc s’appuyer sur ce modèle spécifique pour tirer pleinement parti des possibilités de montée en charge.
SaaS pour Software as a Service : Capacité à fournir une application que l’utilisateur n’administre pas, pas plus que l’entreprise, et dont l’exécution s’effectue sur une infrastructure cloud (Ex GoogleApp, Salesforce, Microsoft Office 365…). Le modèle web domine cette catégorie, mais pas uniquement. Ainsi, Microsoft propose de nombreux services SaaS en mode autonome, mais aussi en complément fonctionnel ou technique de ses solutions traditionnelles. Apple a aussi imposé un modèle qui fait référence dans la téléphonie mobile : la plupart des applications de l’IPhone s’installent sur le téléphone, mais consomment aussi des services sur le web (force est de reconnaitre que les solutions pures web sur téléphone mobile sont rares). Finalement, la notion de S+S (Software + Services) initiée par Microsoft il y a plus de deux ans maintenant semble se concrétiser.
Sans chercher à être exhaustif, voici les principaux acteurs sur les 3 piliers du cloud :
Une des caractéristiques des solutions cloud étant d’être installées dans des datacenters, on identifie communément quatre modèles de déploiement, associé à quatre types de cloud :
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![]() Francois Merand, ![]() Jérôme Dorgueilh, Sogeti et le cloud |



