Le cloud computing n’est pas un nouveau phénomène, contrairement à ce que le récent battage médiatique entourant le concept pourrait nous faire croire.
À la base, le cloud computing correspond à une prestation de services de technologies de l’information via Internet. Les utilisateurs de cloud computing n'ont pas besoin d'acheter ou d'installer des logiciels. Les entreprises n'ont pas à exécuter leurs propres applications ou à faire tourner des serveurs de données. Les prestataires de service de cloud computing hébergent des applications et fournissent la puissance de calcul nécessaire en puisant dans leurs centres de données. Grâce à une bonne mutualisation des moyens, ils bénéficient d'économies d'échelle considérables et réduisant de façon spectaculaire les coûts de mise à disposition de ces services.
La raison de la récente hystérie des médias est en grande partie due au fait qu'il s'agit d'une tendance croissante dans le sourçage des technologies de l’information qui, combiné avec les opérateurs du Web 2.0, les sites de réseaux sociaux, les outils de collaboration et les technologies de virtualisation de logiciels assurent la poursuite du développement du Web comme plate-forme clé du traitement de l’information.
Le cloud computing est essentiellement un développement, une étape au-delà du modèle de fournisseur d’applications hébergées (Application Service Provider - ASP) qui a été largement médiatisé vers la fin du dernier millénaire. Une fiabilité accrue d'Internet et le développement de technologies de chiffrement plus sophistiquées font en sorte que les sociétés sont davantage disposées et aptes à s'intéresser plus sérieusement à l'offre de cloud computing, avec l'attrait particulier des réductions de coûts qu'elle propose.
La nature du cloud computing signifie qu’un certain nombre de principes contractuels bien établis en informatique, communs à de nombreuses juridictions, doit être réexaminé et exigera une analyse constante et une remise en cause au fur et à mesure du développement et du raffinement de la technologie. En outre, l'accroissement de la réglementation des affaires par l'intermédiaire de la protection des données, de la loi Sarbanes-Oxley et de la directive relative aux marchés d’instruments financiers constitue un défi pour les organisations qui cherchent à utiliser les services. Nous considérerons ici les spécificités des dispositifs de l’informatique en nuage et nous examinerons les principales questions, contractuelles et commerciales, auxquelles l'industrie est confrontée alors qu'elle tente d'intégrer le cloud computing dans son utilisation quotidienne.
Les définitions du cloud computing et du cloud lui-même varient en fonction de la personne que vous interrogez. Toutefois, il est généralement admis que le cloud computing est constitué du logiciel en tant que service (Software as a Service - SaaS), de la plate-forme en tant que service (Platform as a Service - PaaS) et de l’infrastructure en tant que service (Infrastructure as a Service - IaaS). Et tous impliquent la livraison de composants informatiques qui avaient été auparavant considérés comme des produits ou des biens corporels (transactions) et d'une manière différente (relations). Le tableau ci-après illustre les différents types de nuages qui sont disponibles.
Quel que soit le type de nuage utilisé, un certain nombre de caractéristiques communes aux services s’en dégage :
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![]() Sarah Pearce, Bird & Bird est un cabinet d’avocats international ayant pour particularité d’allier une solide expertise dans la plupart des domaines du droit des affaires à une connaissance opérationnelle de nombreux secteurs économiques. Avec plus de 800 avocats et 21 bureaux en Europe et en Asie (Bruxelles, Budapest, Bratislava, Düsseldorf, Francfort, La Haye, Helsinki, Hong-Kong, Londres, Madrid, Milan, Munich, Paris, Prague, Lyon, Pékin, Rome Shanghai, Singapour, Stockholm et Varsovie), il dispose d’une capacité d’intervention étendue. Les bureaux français (Paris et Lyon) rassemblent aujourd’hui près de 90 avocats dont 21 associés. |



