Acquérir les informations brutes et éparses et mettre à disposition la donnée de référence à votre entreprise est un enjeu majeur du MDM. Diverses stratégies permettent d’y parvenir, et chacune affiche des atouts spécifiques.
Les démarches de gestion de données référentielles rencontrent de plus en plus de succès auprès des entreprises. Une des clés de voûte d’une solution MDM tient dans sa capacité à s’intégrer au SI pour pouvoir récupérer la donnée brute, la traiter pour en faire une donnée référentielle de qualité et la diffuser et l’exposer à l’entreprise.
Microsoft a lancé sa solution MDM (Master Data Management) SQL Server Master Data Services en 2010. L’éditeur a opté pour une approche générique, par opposition aux solutions focalisées sur la donnée Client (dites Customer Data Integration) ou Produit (dites Product Information Management). Outre sa généricité, la solution Master Data Services met en avant des composants d’intégration qui placent cet outil en bonne position à l’heure ou le MDM s’oriente vers des plateformes multi domaines.
Le Master Data Management (ou gestion des données référentielles) s’applique aux données de référence afin de garantir la cohérence entre les diverses architectures des systèmes et les fonctions métier de l’entreprise. Les données de références sont :
Le Master Data Management part du constat que maitriser la donnée relève d’un réel challenge, face aux problématiques suivantes :
Figure 1 : Fonctionnalités d’une solution de gestion de données de référence
(Enjeux et méthodes de la gestion des données, Frank Régnier-précastaing, éd. Dunod)
Appelés communément points d’acquisition et point de vérité, les différentes typologies d’architecture logique de mises en oeuvre MDM sont fonction des points d’entrée de la donnée brute ainsi que de la localisation du référentiel de données.
L’architecture de consolidation représentée ci-dessous met en oeuvre plusieurs points d’acquisition qui alimentent le référentiel de données (le point de vérité) chargé de consolider les attributs de la donnée référentielle, issus de ces points d’acquisition pour la mettre à disposition des applications consommatrices, celles-ci étant indépendantes des points d’acquisition.
Cette architecture est souvent utilisée dans le cas des projets de convergence de données ou de mise en place d’ERP ou encore dans le cas de mise en place de référentiel analytique permettant de fournir une donnée « propre » et consolidée au Système d’Information décisionnel d’une entreprise. Dans ce dernier cas, un effort de Data Quality Managment est souvent nécessaire pour rétablir et/ou maintenir la qualité de la donnée.
Figure 2 : Architecture de consolidation
L’architecture de coopération présentée ci-dessous met en oeuvre des points d’acquisition qui font partie intégrante de la solution référentielle dans la mesure où les processus référentiels (acquisition, nettoyage et validation de la donnée) sont partagés entre les points d’acquisition et le référentiel. Ces points d’acquisition sont également consommateurs de la donnée référentielle et sont par la même dépendants du référentiel. En effet, toute donnée saisie depuis l’application amont (ou point d’acquisition) sera soumise au référentiel pour validation avant qu’elle ne puisse être retournée à celle-ci.
Cette architecture est souvent utilisée pour l’implémentation de solutions MDM de type CDI (Customer Data integration) couplée à une application de type CRM.
Figure 3 : Architecture de coopération
L’architecture de centralisation présentée ci-dessous fusionne les points d’acquisition et le point de vérité. La solution de gestion des données de référence est le support direct des processus référentiels. Les applications « aval » consomment les attributs de la donnée référentielle qui les intéressent. Cette architecture correspond au niveau le plus haut de la gouvernance de la donnée référentielle, dans la mesure où il n’y a plus d’intermédiaire applicatif entre le référentiel et les processus métiers, ceux-ci reposent directement sur le référentiel de données.
Figure 4 : Architecture de centralisation
Dans chacune de ces architectures logiques, l’intégration du point de vérité au reste du SI (les applications « amont » et « aval, ainsi que les processus métiers) est la clef de voûte de la mise en place de solutions MDM.
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![]() Radoine Douhou, Logica Business Consulting est l’entité Conseil du groupe Logica, entreprise du service en business et technologie qui réunit 39 000 collaborateurs. Elle propose conseil en management, intégration de technologies et externalisation à ses clients du monde entier, dont les plus grandes entreprises en Europe. Logica crée de la valeur pour ses clients en intégrant avec succès les hommes, les enjeux business et les technologies. Elle s’engage dans des collaborations à long terme et exploite ses savoirs pour répondre de façon innovante aux besoins de ses clients. |



