L’alignement des systèmes d’information aux enjeux métiers implique la disponibilité permanente des applications et des processus métiers en production. Et ce, pour tous les utilisateurs métiers en leur fournissant les performances nécessaires à la réalisation de leurs activités respectives.
La disponibilité des applications et des processus est d’autant plus critique face à des systèmes d’information devenus de plus en plus complexes, à la fois en termes d’architecture applicative et d’hétérogénéité des technologies déployées.
À titre d’exemple, une application n-tiers comprend de nombreux éléments d’infrastructure et soussystèmes communiquant entre eux via le réseau. C’est pourquoi les performances du système global sont intrinsèquement liées aux niveaux de performances de chacun de ces sous-systèmes, voire de chacune de leurs couches.
L’optimisation des performances correspond en général à la détection et à la résolution d’anomalies applicatives ou d’insuffisances de certaines ressources en termes de capacité de traitement. Ces anomalies ou insuffisances sont généralement détectées lors des tests de montée en charge, mais elles doivent aussi être éliminées dès les phases de spécification, grâce notamment à des techniques de modélisation.
Les insuffisances sont relatives à l’implémentation du système et peuvent survenir pour diverses raisons comme :
Les problématiques des performances des systèmes d’information doivent être adressées tout au long du cycle de vie d’une application ou d’un système par des méthodes et pratiques spécifiques :
Les entreprises sont de plus en plus sensibilisées à la réalisation des tests de performance, et intègrent cette activité dans leurs phases projets. L’ingénierie des performances et le suivi des performances restent quant à elles des activités encore très peu intégrées -voire marginales, au détriment de la qualité applicative.
Cet article présente l’activité d’ingénierie des performances – méthode permettant de mettre en oeuvre l’Approche « Acceptance Driven Development Methodology » (A2DM).
Dans la plupart des projets de mise en oeuvre d’applications ou de systèmes, les impacts de performance liés à la charge du système sont étudiés en fin de cycle de développement (en aval). Ainsi, dans le meilleur des cas, la performance des composants est testée lors de leur livraison ; et, dans le pire des cas, à la fin du projet.
Dans ces deux situations, il est souvent trop tard. Et les corrections aux problèmes de performance sont complexes à gérer, car elles peuvent entraîner un grand nombre de modifications du code, voire d’architecture.
Afin de répondre aux objectifs attendus, notamment en termes de maîtrise budgétaire et des délais, il est essentiel d’intégrer la sensibilité face aux problèmes de performance dès le démarrage des projets.
Ce positionnement permet de partager les objectifs à atteindre par tous les acteurs incluant les équipes techniques (architectes, experts, développeurs et intégrateurs), mais aussi par les équipes métier, ainsi que par le management.
L’ingénierie des performances incarne une démarche pragmatique qui a pour but de fournir la qualité de service requise par le client à un moindre coût, sans pour autant chercher à atteindre les limites du système. Elle assure d’atteindre le degré de performance requis en jouant sur les leviers de gain les plus efficaces, tout en évitant de tomber dans l’optimisation à outrance.
En effet, l’ingénierie des performances est constituée d’un ensemble de tâches devant se dérouler à des points précis du cycle de développement du logiciel.
L’objectif de la mise en oeuvre de la méthode d’ingénierie des performances, reposant sur les méthodes SPE (Software Performance Engineering), consiste à contrôler que les performances des composants de l’application ou du système cible répondent bien aux enjeux, dans les conditions de volumétrie attendues. Généralement, il s’agit :
Cette vérification est réalisée par une première phase de modélisation alimentée par l’approche technique des traitements, une définition des développements à prioriser, puis par comparaison des temps d’exécution des composants du système cible relevés sur le banc de qualification des performances (avec des valeurs de référence obtenues à partir de Service Étalon).
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