Informatica propose des solutions d’intégration de données d’entreprise. Ainsi, les organisations de tous types peuvent accéder, intégrer, migrer et consolider les données générées et utilisées par l’ensemble de leurs systèmes, processus et collaborateurs pour réduire la complexité, garantir la cohérence et accroître la performance globale de leurs activités.
Bruno Labidoire, Directeur Technique chez Informatica, a bien voulu partager avec nous ses expériences « terrain » de mise en place de projets de cloud computing.
Tout d’abord, pourriez-vous nous présenter votre fonction au sein d’Informatica ?
Bruno Labidoire : J’exerce la fonction de Directeur Technique pour l’Europe du Sud et à ce titre mon équipe de consultants est impliquée en amont des projets de nos clients en termes de positionnement de nos solutions et de définition d’architectures. Cela nous permet de bien appréhender le niveau d’adoption des nouveaux concepts par les entreprises, et leur mise en oeuvre pratique au sein du SI . Notre implication dans la réalisation des projets en tant qu’experts techniques via notre département Professional Services nous permet aussi de suivre l’implémentation du projet et son bénéfice final.
Comment définiriez-vous le Saas et le cloud computing ?
Bruno Labidoire : Le Saas (software as a service), c’est la possibilité pour l’entreprise cliente d’acheter un service pour mettre à disposition de ses utilisateurs des applications métiers entièrement gérées par son fournisseur (logiciel, plate-forme technique partagée, exploitation, sauvegardes, support, etc.). Et ce, à travers Internet. Le cloud computing est une métaphore plus récente qui désigne toute solution, technique ou fonctionnelle, payante ou gratuite, disponible via Internet pouvant supporter un très grand nombre d’utilisateurs simultanés. La majorité des solutions SaaS font donc partie intégrante du cloud computing et l’on peut y ajouter tous les services WEB de réservation en ligne, les grands sites marchands, et le plus discret PaaS (platform as a service) qui met à disposition des plates-formes techniques externes pour la mise en oeuvre d’applications spécifiques ou personnalisées. Dans les deux cas, cela confirme le mouvement déjà entamé afin d’externaliser les architectures techniques et applicatives pour aider l’entreprise à rester concentrée sur son domaine et ses enjeux métiers. À l’heure actuelle, les deux tiers de nos projets cloud computing sont des projets SaaS.
Comment le métier d’Informatica, l’intégration et la qualité des données, s’intègre-t-il dans le cloud computing ?
Bruno Labidoire : Nos clients ont déjà dû faire face à de sérieux challenges dans l’intégration de leurs applications internes, car leur SI a évolué dans le temps avec de nombreuses applications parfois redondantes, des volumes en augmentation constante, une qualité des données variable en fonction de la source, et une difficulté à mettre en place des référentiels uniques (clients, produits & services, etc.) assurant une vision homogène métier commune à toutes ses applications.
Avec le cloud computing, ils doivent faire face à un nouveau challenge en termes d’intégration et de qualité des données de plate-forme technique externe dont la structure sous-jacente n’est pas ou mal maîtrisée (modèles de données, API, etc.).
Dans ce contexte, Informatica a d’ores et déjà fait évoluer son offre techniquement pour apporter un accès sécurisé à travers Internet (support natif proxy/firewall), la confidentialité des informations (chiffrement) et la fiabilité des échanges (détection d’erreurs de transmission et reprise en cas de coupure). Sur l’aspect fonctionnel, Informatica propose des connecteurs applicatifs permettant de faire abstraction de la structure interne de l’application comme son modèle de données.
Un aspect tout aussi important concerne la performance : lors de la mise en place de services Web massivement utilisés, la charge du serveur opérationnel est telle qu’on ne peut y ajouter les contraintes d’un reporting opérationnel, pourtant indispensable au vu du volume de transactions traitées, du volume des échanges et de la variété des profils utilisateurs. Des solutions performantes et novatrices, comme la capture différentielle des modifications sur la base opérationnelle (CDC ), s’avèrent alors indispensables pour garder la visibilité et le contrôle de l’activité en quasi temps réel.
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Bruno Labidoire, Directeur Technique chez Informatica |



